Depuis plusieurs mois, la presse spécialisée nous parle du jeu le plus original et conceptuel de la PS3, Little Big Planet.
Il faut l’admettre, la Playstation 3 ne possède pas encore de titres phares qui la différencie des autres consoles (je parle des jeux en version boîte, car il est vrai que des titres comme la série des Pixel Junk font partie des jeux les plus originaux, toutes consoles confondues), mais avec Little Big Planet, la console de Sony sort enfin de l’ordinaire.
Il faut dire que le petit “sackboy” que l’on dirige et que l’on peut personnaliser par la suite est très attachant, et ferait passer les bisounours pour des monstres aux yeux des enfants en comparaison.
Le concept du jeu, très simple de prime abord, se rélève d’une compléxité et d’une durée de vie quasi-illimitée, pour peu que vous possédiez des talents de créateurs de niveaux où faire évoluer votre personnage.
Au tout début de l’aventure, un tutorial vous explique comment déplacer votre petit sac à patates et vous présente les différents éléments du décor avec lesquels vous pourrez intéragir. Quelques minutes plus tard, on découvre également que les développeurs du jeu ont réfléchi assez profondément au gameplay en nous proposant une utilisation de la sixaxis assez peu orthodoxe : alors que vous pouvez déplacez votre personnage avec le stick analogique gauche, vous pouvez également utilisez le stick analogique droit pour faire bouger les différentes parties du corps de votre personnage (bras, têtes et bassin). Par contre, vous ne pouvez pas effectuer la totalité de ces mouvements lorsque vous vous déplacez, certains vous demanderont de rester immobile afin de bouger votre petit bassin de sac à patates. Et vous pouvez également contrôler les mimique faciliales de votre personnage ! Différents degrès de joie, peur, étonnement et tristesse sont proposées, et controlables via la croix directionnelle de votre manette.
Mais quel rapport avec la création de niveaux évoqué plus haut ? Et bien, pas grand chose, sauf que cette composante du jeu représente 98% du gameplay. Jeu communautaire par excellence, le but de Little Big Planet est de vous faire créer vos propres niveaux, de les proposer à la communauté de joueurs, et jouer vous-mêmes aux créations de vos amis du Playstation Network !
Le jeu vous propose également un mode de jeu plus “linéaire” avec une succession de niveaux pré-établis qui vous permettent de récupérer des élements comme des nouveaux costumes et accessoires pour votre personnage, mais aussi des briques, roues et autres enseignes à Kebab (véridique !) pour personnaliser vos niveaux.
En conclusion, je dois dire que ce jeu est une véritable bouffée d’oxygène sucrée dans le paysage vidéo-ludique du moment, mais qu’il ne plaira pas à tout le monde. Là où certaines personnes crient au génie, d’autres resteront dubitatifs devant ce petit personnage et ne sauront que faire de leur manette. Pour ma part, j’ai accroché dès la première minute, tant le tutorial est original (voir la vidéo suivante), les possibilités illimitées, et l’univers coloré et très enfantin, sans tomber dans la mièvrerie.
En ce qui concerne la création des niveaux, attendez-vous à voir de tout : du paysage vide à l’extrême à la surchage d’éléments lumineux, en passant par le niveau impossible à finir (mais bon sang testez vos niveaux avant de les proposer !), les joueurs de Little Big Planet vous réservent de nombreuses surprises, et vous aurez même parfois la chance de tomber sur de véritables perles.
Même si j’ai été enchantée par le jeu, je reste assez perplexe quand à sa durée de vie, et sur le temps que les joueurs investiront, une fois l’effet de surprise passé. Mais rien que pour son originalité, Little Big Planet vaut vraiment le coup de s’y attarder.
Pour les plus mélomanes d’entre vous, je vous propose de vous rendre sur ce blog afin d’écouter la musique de Little Big Planet, très fraîche et enjouée.
Mots-clefs : Création de niveaux, Little Big Planet, PS3, Sackboy

